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Une association agricole solide ne se signe pas : elle se construit

  • Photo du rédacteur: Benjamin ROLLAND
    Benjamin ROLLAND
  • 21 janv.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 27 janv.



Quand on prépare une association agricole, on pense souvent d’abord à la forme de la société, aux statuts, au règlement intérieur. C’est logique : ce sont des repères, une base minimale d’entente. Ils rassurent, sécurisent, fixent une ligne en cas de désaccord.

Mais dans la durée, au quotidien, ce qui fait tenir une société n’est pas un document.

C’est la façon de fonctionner ensemble : la qualité de la relation, la capacité à se dire les choses, à décider, à traverser les tensions sans se déchirer, et surtout à trouver ensemble des solutions quand le réel bouscule le plan.

Comme une exploitation, ce n’est pas l’itinéraire technique qui garantit la récolte, c’est la manière d’observer, d’ajuster, de fertiliser et de protéger sur toute la saison.

Dans mes accompagnements pour les futurs associés qui préparent leur association, je reviens systématiquement à 5 “temps” clés. Ce sont des étapes simples, mais structurantes, qui évitent beaucoup de crispations… et accélèrent la confiance.

1) Le temps du “Pourquoi” : clarifier la finalité de l’association

S’associer, ce n’est pas seulement “parce qu’on n’a pas le choix” ou “parce que c’est plus simple”. C’est un engagement. Et l’engagement a besoin d’un cap.

Concrètement, il s’agit de mettre des mots sur :

  • Ce qu’on veut faire ensemble (le projet),

  • Pourquoi on veut le faire ensemble (le sens),

  • Ce que chacun vient chercher (attentes, motivations, besoins).

Questions utiles (coaching)

  • Qu’est-ce que l’association rend possible que je ne pourrais pas faire seul ?

  • Qu’est-ce qui, pour moi, ne sera pas négociable dans 3 ans ?

  • Qu’est-ce qui me ferait dire “on s’est trompés”, et comment l’éviter ?

Cette étape donne une direction. Sans direction commune, les énergies et les actions divergent d’un associé à l’autre et on fatigue vite et les relations se tendent.

2) Le temps du “Mieux se connaître” : comprendre les fonctionnements de chacun

Beaucoup de tensions naissent d’une erreur fréquente : attendre la même chose de tout le monde.

Or dans un collectif, chacun a :

  • des forces naturelles,

  • des zones de fragilité,

  • une manière spontanée de réagir sous pression,

  • une façon personnelle de communiquer et de décider.

L’enjeu n’est pas de “changer” les personnes. L’enjeu est de créer une organisation qui s’adapte et qui tire parti des différences, plutôt que de les subir.

Outils efficaces

  • Définition des rôles (qui porte quoi ?),

  • Inventaire des forces (ce qui me donne de l’énergie / ce qui m’en prend),

  • Outils de personnalités (MBTI, Ennéagramme, Process Com...).


3) Le temps de la communication : dire les choses avant qu’elles explosent

La communication n’est pas un luxe. En association, c’est un une condition pour fonctionner.

Dès le départ, il est utile d’installer un cadre qui rend possible :

  • de dire les sujets difficiles,

  • de poser ce qu’on évite,

  • d’écouter vraiment, sans chercher à tout prix à avoir raison,

  • de mettre des mots sur « ce qui énerve ».

Un habitude simple qui change tout

  • 30 à 45 minutes, toutes les 2 semaines

  • Un ordre du jour clair

  • Un tour d’horizon (chacun exprime où il en est)

  • Un relevé des décisions prises

Et surtout : séparer les faits, les interprétations et les besoins. Ce réflexe réduit fortement les malentendus et les règlements de comptes.

4) Le temps de la concertation : apprendre à penser avec les autres (pas contre eux)

La concertation, ce n’est pas “discuter pour discuter”. C’est une compétence collective : chercher la meilleure solution, pas gagner un débat.

Elle demande parfois :

  • de ralentir pour mieux aligner,

  • de renoncer à une idée à laquelle on tient,

  • de tester une option plutôt que vouloir trancher “par principe”.

Bon repère

Une bonne concertation se juge à un critère : est-ce que chacun se sent respecté, même si sa solution n’est pas retenue ?


5) Le temps de la décision : viser une convergence réaliste

Décider ensemble, ce n’est pas chercher l’unanimité à chaque fois. C’est construire une décision suffisamment bonne, comprise, acceptée et applicable.

Une décision solide répond à trois questions :

  1. Qui décide ? (périmètre, responsabilité)

  2. Comment on décide ? (majorité, consentement, arbitrage…)

  3. Comment on réévalue ? (date de revue, critères d’ajustement)

Approche très opérationnelle

  • Clarifier le niveau de décision (information / consultation / co-décision),

  • Formaliser la décision (qui fait quoi, pour quand),

  • Suivre la décision (la décision a-t-elle été suivie d’effet et quel est son impact?).

C’est du bon sens agricole : on ne lance pas un changement sans regarder ensuite l’effet au champ.

Les fragilités les plus fréquentes en société agricole

Si vous êtes déjà associés, vous reconnaîtrez souvent l’un de ces points :

  • Les règles sont écrites… mais non utilisées.

  • Les décisions sont prises… mais sans que tout le monde donne son avis.

  •  Les décisions sont prises… mais ne sont pas tenues.

  • Les rôles se mélangent… et créent des reproches.

  • On évite les sujets sensibles… jusqu’à l’explosion.

  • La communication se résume à “quand ça va mal”.

La bonne nouvelle : ça se travaille, et surtout ça se travaille avant la crise.


Auto-diagnostic rapide (2 minutes)

Dans votre société, aujourd’hui, qu’est-ce qui est le plus fragile ?

  • Les règles (cadre, limites, engagements)

  • La relation (confiance, respect, tensions latentes)

  • La place de chacun (rôles, reconnaissance, charge)

  • La façon de décider (process, arbitrage, suivi)


Pour y voir clair, faisons le point ensemble et repartez avec des actions simples !





 
 
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